Les lavoirs disparus de Wangen

Il y a encore quelques décennies, le village de Wangen possédait un lavoir, aujourd’hui disparu. Comme beaucoup d’ouvrages traditionnels, il a malheureusement dû céder sa place à l’élargissement de la rue.

Situé près de la place de l’église, ce lavoir n’était pas couvert. Il constituait autrefois un lieu animé du village, où se mêlaient travail quotidien, échanges et vie sociale.

Un lavoir en deux bassins

Le lavoir était composé de deux parties distinctes : un petit bassin et un plus grand.

Le petit lavoir, alimenté par une source, était entouré d’un mur d’environ 80 à 100 cm de hauteur et 50 à 60 cm de largeur.

Son rebord était recouvert de grandes dalles en grès, sur lesquelles les femmes du village savonnaient et brossaient le linge.

L’eau s’écoulait ensuite vers le grand lavoir, dont le mur était beaucoup plus bas et ouvert d’un côté. Une pente douce permettait d’entrer dans l’eau.

Avec le temps, l’eau devenait moins propre dans ce second bassin. Il servait alors à des usages plus rustiques :

laver les vêtements de travail,

nettoyer les sacs en toile de jute utilisés pour le transport des pommes de terre après la récolte.

Un lieu utile à toute la communauté

Le lavoir ne servait pas uniquement au linge.

Au printemps, les vignerons y faisaient tremper leurs paquets de tiges de saule (les bahn), utilisés pour plier et attacher les sarments de vigne.

En été, au moment du liage des vignes (Hefte), on y mouillait des petites bottes de paille de seigle (schreedle) afin de les assouplir et de les rendre plus faciles à manipuler.

Il arrivait aussi que certains paysans y conduisent leurs chevaux, couverts de boue après les travaux de labour ou de forêt, afin de leur laver les sabots.

L’entretien du lavoir

L’entretien était assuré par l’appariteur du village.

Régulièrement, il vidait les bassins en soulevant une trappe, laissant l’eau s’écouler.

Une fois les lavoirs vides, il brossait les parois, où s’étaient accumulées les saletés.

Ensuite, l’eau de la source était laissée couler à nouveau pour remplir les bassins d’une eau fraîche et propre.

Un autre lavoir aujourd’hui disparu

Outre ces deux bassins près de l’église, un troisième lavoir existait autrefois dans le bas du village, au lieu-dit Froescheloch, près de la chapelle.

Lui aussi a disparu avec le temps.

Aujourd’hui, ces lavoirs ont disparu du paysage de Wangen. Pourtant, ils ont longtemps été des lieux essentiels de la vie quotidienne, témoins du travail, des traditions et des rencontres qui rythmaient autrefois la vie du village.