L'ancienne cour du Freihof

Histoire d'un refuge à travers les siècles

L’ancienne cour du Freihof à Wangen demeure un lieu où le passé semble respirer encore. Autrefois, l’abbesse y rendait la justice, et quiconque franchissait son seuil pouvait réclamer l’asile, la protection, un moment de répit dans un monde parfois trop rude.

 

Cette fonction originelle de refuge n’a jamais quitté les murs de la grande bâtisse, dont les fenêtres éclairées rappellent aujourd’hui comme hier que la lumière veille, même dans la nuit.

La Fondation qui l’anime désormais porte toujours ce nom, le Refuge, comme une promesse tenue au fil du temps. Ici, des enfants, des adolescents, des familles fragilisées trouvent un lieu pour souffler, se reconstruire, ou simplement reprendre pied.

Pour certains, c’est une halte temporaire ; pour d’autres, un ancrage plus durable. Tous y sont accueillis avec la même bienveillance, orientés avec douceur vers un chemin où les repères se redessinent.

 

La cour, silencieuse sous les arbres, semble contenir une paix profonde. Le crépuscule s’y dépose sans bruit, enveloppant les murs anciens d’une lueur apaisante. Rien ne presse, rien n’agresse : l’endroit invite à la respiration, au retour à soi, à l’écoute. On s’y sent protégé, presque comme si l’histoire même du Freihof chuchotait à chacun qu’il est enfin en sécurité.

C’est un havre discret, un abri qui ne se montre pas mais qui se ressent.

Un lieu où la présence humaine, l’attention et la mémoire des gestes justes ont bâti, au fil des siècles, le plus précieux des patrimoines : celui du soin et de la protection.